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Sorties théâtrales au Lycée

L'ENFER C'EST LES AUTRES

Par Administrateur SC, publié le mercredi 14 décembre 2016 00:00 - Mis à jour le samedi 17 décembre 2016 23:18

Critique de la pièce Huis Clos représenté par la Compagnie Cyclope

Huis clos est une pièce écrite par Jean Paul Sartre en 1943. Elle est écrite pour trois personnages que l’auteur décidera de garder du début à la fin de la pièce. C’est de là que lui vient l’idée de l’éternité, et par association d’idées, il pense à les mettre en enfer tous les trois afin que chacun soit le bourreau des autres. La pièce comporte cinq scènes. Selon l’auteur, les trois thèmes de la pièce sont les rapports avec les autres, encroutement et liberté. En effet, dans cette pièce les trois personnages sont Garcin le seul homme, journaliste qui a été fusillé en raison de sa fidélité au pacifisme, il croit néanmoins que c’est un héros et se montre pourtant perfide. Inès est une ancienne employée des Postes. Lesbienne, elle a fait voler en éclat le couple de sa meilleure amie et est morte asphyxiée par le gaz. Et enfin, Estelle est la femme d’un vieil homme riche. Elle est notamment la maitresse d’un jeune homme et a commis le meurtre d’un enfant. Elle est morte d’une pneumonie et ne cesse de frauder avec la vérité. Le dernier personnage est le garçon d’étage. Il est chargé d’introduire dans le salon bourgeois les personnages morts. Il est donc le lien entre les vivants et les morts car il est le seul à pouvoir franchir cette porte pour sortir.

Nous avons vu la pièce Huis clos à l’Edit de Nantes représenté par la Compagnie du Cyclope jeudi 8 décembre 2016 dans le cadre d’une sortie scolaire en français. Afin de figurer un espace clos et pour simuler un enfermement, au centre du plateau est placé un grand cube en métal dans lequel est représenté un salon bourgeois style Empire, avec trois fauteuils de trois couleurs différentes, et une statue en marbre. Dès l’entrée des personnages dans cet enfer, on constate que certains objet tels que leur brosse à dents leur ont été retirés car dans l’enfer la notion du jour et de la nuit n’existe pas et on remarque vite que les personnages ne dorment pas.

Le choix des personnages est le même que celui de la pièce originale de Jean Paul Sartre, un homme et deux femmes, et les styles vestimentaires sont également respectés. Garcin porte un costume, Estelle est vêtue d’une robe et d’un sac qui renvoient très vite à sa classe sociale différente de celle d’Inès qui elle, porte des vêtements simples.

On remarque alors une difficulté de cohabitation et de communication entre ces personnages. On imagine qu’ils ont été placés dans cet enfer sans supplice physique afin d’insister sur une punition morale. Très vite ils ont du mal à se supporter, cependant certains personnages se montrent proches à certains moment notamment Garcin et Estelle. Ils vont se livrer un combat de mots qui leur fera réaliser le sens de la vie et de la mort. Le regard d’autrui est aussi une menace.

C’est alors là qu’on comprend la célèbre réplique : L’enfer c’est les autres.

Lorsque la porte de l’enfer finit par s’ouvrir, une très forte lumière dirigée directement vers les spectateurs est projetée, accompagnée d’un silence étonnant.

On attribue au son un rôle important, en effet, il transporte bien le spectateur dans cet univers d’enfer, il accompagne entre guillemets les paroles dynamiques des personnages.

C’est une pièce surprenante, intéressante dans l’idée, mais avec quelques scènes inattendues cependant.

Nour.D 1ère ES

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